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LA CÔTE D’OUST DEVIENT LE STADE ALBERT PAROLIN

19 novembre 2018 - 06:26

 

Sur la photo :

Jour du baptême, de gauche à droite : Marcelin Bénazet (emblématique capitaine du SGSC de la grande époque), Roger Barrau (maire de Seix, conseiller général), Jean Servat (maire d’Oust), Bruno Servat (une des âmes du club), « Maïthé » Parolin, « Kiki » Courrière./Photo DR.

 

Une vie c’est compliqué, une vie. Faite de montées, de descentes, de platitude parfois; de joies, de tristesses; de renoncements, de résurrections; d’installations et déménagements; les clubs de rugby n’y échappent pas.  

À peine le siècle commencé, le Camembert de l’ours, évidemment en intime relation avec la fromagerie locale, et en concurrence avec l’Union sportive Oust-Seix, se tournait vers le château de Vic et le pré de M. Espagnac. Puis, l’Union sportive du haut Salat utilise plusieurs surfaces et s’installe sur le pré Sirgant, coincé entre Salat et Garbet; de quoi réunir les deux vallées en suivant les rivières qui descendent de Salau et d’Aulus. Ce fut le parc des Sports, avec tribunes démontables suivant les caprices des travaux agricoles, le Club olympique seixois devenant la Jeunesse sportive du haut Salat et, juste avant la Deuxième Guerre mondiale, l’Union sportive du haut Salat à nouveau.

Le terrain de la Côte d’Oust, cette terrible rampe de 1% qui sépare les deux localités, éternel souvenir de la liaison ferroviaire vers Lérida, trouvait son accélération avec des joueurs «montés» de Saint-Girons. On se retrousse les manches, on se crache dans les mains, et les vestiaires sortent du sol, si bien chantés par Jean-Denis Rieu les soirs de victoire.  

Grande inauguration en 1975 avec la venue du Castres Olympique, on aime bien le bleu et blanc au pied du mont Valier, quand ciel et neige se mélangent. Coup d’envoi de la rencontre donné par René-Victor Pilhes, enfant du pays, aussi audacieux dans ses écrits que dans ses débordements d’ailier au lycée de Saint-Girons. En «83-84», Albert Parolin remontait la vallée à son tour après avoir fait le bonheur du Saint-Girons SC au plus haut niveau fédéral, et s’il vous plaît aux fauteuils d’orchestre. Dans ces clubs, de joueur entraîneur à président, il n’y a qu’un pas. Parti précocement en 1993, les responsables décidaient que le terrain porterait son nom. Alors que le club connaît actuellement une période difficile, il serait regrettable que tant de passion mène à une voie sans issue.  

JEAN-PIERRE FAUROUX

LA DEPECHE DU MIDI

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